C’est sans aucune surprise que toutes les études menées sur le sujet laissent apparaître que ce sont les femmes qui se chargent de la plus grande partie des tâches ménagères de la maison. De toutes les corvées de ménage jusqu’au déplacements pour aller chercher ou emmener les enfants à leurs activités ou à leurs rendez-vous médicaux, en passant par les devoirs à surveiller ou encore les convocations à l’école. Il est estimé que le temps que les femmes passent à courir dans les sens est l’équivalent d’environ la moitié de leur temps de travail à l’extérieur. Soit, sans être mathématicien, nous amène à un total d’environ 12 heures de travail par jour… sans compter le temps de trajet maison-bureau !
C’est sociologique, le modèle où la femme était au foyer et l’homme au travail a la dent dure. Effectivement, de nos jours la gestion de la maison et des enfants, reste dans l’inconscient collectif le rôle, pour ne pas dire la fonction, de la femme, même si elle travaille. Pourtant, rassurez-vous Mesdames, des couples existent où l’un et l’autre participent de façon équitable aux contraintes de la vie quotidienne et de la vie de parents ! Si si ! Il faut juste être capable de faire preuve, des deux côtés, d’une grande intelligence, d’une confiance mutuelle et d’une belle entente. Cela paraît incroyable d’en arriver à dire ça… car la base d’un couple est censée être le respect de l’autre. On peut se demander où est ce respect si l’un se fatigue un peu plus jour après jour à tout assumer, pendant que l’autre sort entre amis, passe ses soirées à jouer à des jeux vidéo ou devant la télé.
Mais continuons dans l’absurdité, oups pardon… dans la réalité de la vie professionnelle. Des études très sérieuses sont arrivées, au sujet de la façon dont sont perçus les néo-parents dans leur milieu professionnel, à la conclusion suivante : l’homme qui devient Papa devient par la même occasion « une valeur sûre ». A contrario, la femme qui devient Maman passe automatiquement dans la catégorie « peu fiable » ! Absurde, mais logique… puisque c’est la femme qui, dans la plupart des cas, assume tout ou presque à la maison, c’est forcément elle qui s’absentera le plus souvent ou qui tombera malade le plus facilement. CQFD ! Alors Messieurs, maintenant que vous savez que vous êtes devenu « une valeur sûre », vous n’avez plus d’excuse pour ne pas prendre un congé paternité. Votre entourage professionnel verra en cette demande une preuve supplémentaire de votre maturité.
Du coup Messieurs, ne vous privez pas ! Quel que soit votre contrat de travail, vous avez le droit de le demander ce congé paternité, cumulé avec les jours auxquels vous avez droit pour la naissance de votre enfant, cela peut vous donner jusqu’à deux voire trois semaines à passer avec votre bout de chou. Privez-vous-en d’autant moins que c’est une période très privilégiée où vous pourrez prendre le temps nécessaire à appréhender cette nouvelle vie avec un enfant et où vous pourrez commencer à tisser des liens forts et durables avec lui.
Si vous êtes chef d’entreprise ou indépendant, pas de raison de passer à côté. Il vous faut juste bien vérifier auprès de votre organisme social que vous êtes éligible et surtout indemnisable en cas de prise de congé paternité. Un fois l’heureux événement arrivé, il vous suffira simplement d’envoyer son acte de naissance pour pouvoir cesser votre activité pendant la durée du congé et ainsi profiter à loisir de votre nouvelle situation.
Ce n’est pas la maman qui ira contre cette décision. En effet, ce n’est pas parce qu’elle a arrêté de travailler il y a déjà quelques semaines qu’elle est en forme olympique, bien au contraire ! La fatigue de la grossesse cumulée à celle de l’accouchement la rende plus vulnérable. De fait, la présence de son conjoint auprès d’elle à son retour à la maison ne pourra que lui être bénéfique. Il se transformera pour un temps en barrière à problèmes ou encore en fée du logis. L’idée principale étant qu’en plus de profiter à fond de son bambin, le papa soulage sa femme suffisamment pour qu’elle puisse se remettre de son accouchement.
Peut-être qu’un jour les papas auront droit à des congés aussi longs que les mamans, mais autant espérer la neige au mois d’août ! Du coup, continuez votre lecture pour vous faire une idée de ce qui vous attend.
01. Le congé paternité, anticipez !
Pour éviter tout problème avec votre boss, le mieux est de le prévenir suffisamment tôt de votre intention de prendre le congé paternité et du moment où vous souhaiteriez en profiter. Souvent les papas préfèrent la période juste après l’accouchement, mais d’autres privilégieront le moment où la maman reprend le travail pour assurer une continuité. Dans tous les cas, vous pouvez choisir vos dates entre la naissance et les quatre mois de votre enfant. Une fois vos supérieurs informés, voyez avec eux quelles dates, approximativement, conviendraient le mieux à tous. Cette petite précaution vous évitera de vous trouver face à un report du congé du fait de votre employeur.
Il peut arriver que certains accords d’entreprise accordent plus que la loi elle-même pour les congés paternité. Il existe aussi, dans certaines sociétés, des possibilités d’arrangement pour permettre aux papas d’avoir plus de jours de présence auprès de leur enfant. Voilà pourquoi il est important de vous renseigner auprès de votre service Ressources Humaines sur toutes les solutions qui s’offrent à vous pour obtenir le plus de jours possibles tout en ne perdant pas en salaire.