L’égalité homme femme au travail est toujours d’actualité. Même si le gouvernement a statué sur le sujet depuis déjà un moment, tentant de faire bénéficier aux femmes des mêmes « droits » qu’aux hommes, la réalité est toute autre. En effet, entre autres, le salaire moyen d’une femme, à fonction et responsabilité égales, est toujours inférieur d’un cinquième par rapport à celui d’un homme. Voilà pourquoi, et sans surprise, ce sont très majoritairement les femmes qui prennent le congé parental suite à la naissance de leur enfant. Eh oui ! Les couples font tous les mêmes calculs, et arrivent tous aux mêmes conclusions : c’est le salaire le moins important qui est sacrifié pour pouvoir réussir à maintenir un certain train de vie malgré la prise d’un congé parental.
Evidemment, en pensant régler les choses, on pourrait adhérer aux propositions de certains rétrogrades qui continuent à défendre la théorie suivante : la place de la femme est à la maison ! Si effectivement, leur solution de rémunérer celle-ci pour s’occuper du foyer et de la progéniture pourrait en tenter quelques-unes, par contre, toutes les autres objecteront que c’est faire fi de leur envie d’être quelqu’un d’autre qu’une maman, de leur besoin d’épanouissement professionnel ou encore de leur volonté de réussir dans le monde du travail. D’ailleurs, ce « salaire » serait de quel montant ? Serait-il suffisant pour inciter les femmes modernes à renoncer à tout ce pour quoi les héroïnes de la guerre et de l’après-guerre se sont battues ? Pas sûr !… Pire, ne serait-ce pas un frein supplémentaire pour les femmes qui travaillent, elles qui sont déjà soumises à une espèce de règle implicite qui les fait paraître moins professionnelles quand elles deviennent maman.
Mais revenons à notre congé parental. Choisir d’arrêter de travailler pendant une aussi longue période est une décision difficile à prendre. En effet, dans la plupart des cas, les salariées du privé ne savent pas ce qu’elles retrouveront après leur congé. Même si leurs contrats de travail sont sensés les protéger, en trois ans, tout aura tellement évolué qu’elles ne sont pas sûres de retrouver leur place, voire même leur travail tout court. L’enjeu est suffisamment conséquent pour y réfléchir à deux fois.
Autre sujet de réflexion avant de prendre un congé parental : votre équilibre. Depuis quelques années vous avez construit votre vie sur le socle de l’équilibre entre votre vie personnelle, votre vie sociale et votre vie professionnelle. Là, gros changement, la vie sociale sera moins intense du fait que vous soyez parent, la vie personnelle sera totalement différente et la vie professionnelle sera inexistante pendant trois ans. Il faut s’y préparer…
Maintenant que vous avez bien réfléchi à tous ces points, et que, en accord avec votre conjoint, vous avez décidé de privilégier, dans un premier temps, votre enfant pour ensuite, quand il sera en âge d’aller à l’école et que le papa prendra le relais, vous concentrer sur votre vie professionnelle. Alors, il ne vous reste plus qu’à PROFITER ! Mais peut-être qu’en fait, ce n’est pas un choix mais une obligation. Malgré toutes vos recherches, vous n’avez pas trouver le moindre mode de garde pour votre bambin, vous êtes donc dans l’obligation de prendre le congé pour pallier à ce problème. Dans ce cas, faites contre mauvaise fortune bon cœur, et prenez les choses avec philosophie. Vous subissez plus que vous n’avez choisi la situation, mais la bonne nouvelle dans tout ça, c’est que vous allez être totalement disponible pour votre enfant ! Que du bonheur ! Non ? Alors… PROFITEZ !
Quel que soit votre raison de prendre un congé parental, en suivant les petits conseils qui suivent, vous le vivrez le mieux du monde et savourerez pleinement cette période.
01. Stop aux fausses idées
« Chouette ! Trois ans de vacances ! Trois ans à ne rien faire d’autre que ce que j’ai envie ! Trois ans sans horaires ni contraintes !… » Stop ! Si c’est comme ça que vous imaginez votre congé parental, il est préférable que nous vous arrêtions tout de suite ! Un enfant cela demande beaucoup de temps et d’investissement personnel. Entre les couches, les biberons, les activités d’éveil, les rendez-vous chez le pédiatre, votre emploi du temps sera bien chargé. A cela vous ajouterez le temps passé à vous occuper des tâches ménagères, et, le cas échéant, à gérer les allers et retours à l’école et les devoirs des autres enfants si il y en a. Vous verrez rapidement que votre planning se remplit à vue d’œil et que les vacances que vous pensiez avoir n’en seront pas. Alors, enlevez-vous tout de suite de la tête que cette période sera pour vous une parenthèse idéale. Elle le sera néanmoins, mais seulement parce que vous pourrez profiter de votre bout de chou nettement plus qu’en travaillant. Pour tout le reste, ne rêvez pas trop et réfléchissez bien avant de vous lancer dans l’aventure !
02. Décider de prendre un congé parental
Que faites-vous quand vous avez une décision importante à prendre ? Moi, je prends un papier et un crayon et je fais un tableau de pour et de contre. Quand il s’agit de décider si c’est une bonne idée de prendre un congé parental ou non, faites de même. Quelles sources de bonheur vais-je y trouver ? Quelles seront les désagréments ? Vous avez rempli une colonne plus que l’autre, alors vous savez quoi décider !
Prendre cette décision n’est malheureusement pas une simple question d’envies, mais aussi d’argent. Tout est affaire de calculs. Quand on fait partie de la catégorie des salaires moyens ou moins, la question se pose sérieusement de savoir si il ne serait pas plus intéressant d’arrêter de travailler, plutôt que de se lever tous les matins pour donner l’intégralité de son salaire en frais de garde, de déplacement, de nourriture, etc… Par contre, lorsque vous effectuerez ce calcul, n’omettez rien ! Ne vous basez pas sur une seule feuille de paie, elle ne comprend pas forcément les plus de votre salaire : une prime qualité, un 13e mois ou encore des chèques vacances. Donc, quand vous démarrerez, prenez plutôt le revenu annuel comme base, incluez-y les à-côtés tels que des bons d’achats offerts par votre CE par exemple. Prenez aussi en considération une donnée importante : la situation professionnelle de votre conjoint. Vous imaginez bien qu’il est inutile de vous mettre dans la panade en prenant un congé parental alors que votre partenaire de vie travaille dans une société en difficultés… Avoir deux inactifs dans un même foyer n’aide pas à simplifier la vie !
Par ailleurs, une femme active, dans le cas où c’est la femme qui prend le congé parental, qui a toujours été active et indépendante financièrement pourrait mal vivre le fait d’être « cantonnée » à la maison et de dépendre de son mari pour subvenir à ses besoins. Là encore, il faut parler de ces points entre vous. Pour ce faire, vous devez, tout d’abord, faire en sorte de vous organiser des moments à vous pour entretenir votre vie sociale, et d’autre part, vous vous entendrez sur la gestion financière du ménage.
Pour le premier point, monsieur s’occupera de la progéniture pendant que vous « décompresserez » en vous câblant un après-midi shopping, deux heures chez l’esthéticienne ou encore une soirée filles avec vos copines. Pour l’argent c’est aussi simple, il faut considérer l’argent qui rentre comme celui du ménage et non pas comme celui de la personne qui le gagne.